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Dans le numéro du mois de mars 2013, un article parle des des lingettes pour bébés et des produits entrant dans leur composition, notamment le phénoxyéthanol.

lingette

 

Dans un avis de juin dernier, l’Agence Nationale des Médicaments et des Produits de la Santé (ANSM) préconise de ne plus utiliser ce conservateur chez les enfants de moins de trois ans : appliqué sur la peau (et qui plus est avec des produits sans rinçage), le phénoxyéthanol passe très aisément la barrière cutanée. Les études sur les animaux ont démontré qu'il y avait un risque de toxicité sur les globules rouges, le foie, la reproduction et le développement.

Or, comme le  phénoxyéthanol est juste toxique, mais pas interdit, il se retrouve dans pratiquement toutes les lingettes.

J'en ai toujours un paquet à la maison, car même si je les utilise très rarement, il faut bien avouer que les lingettes sont bien utiles en cas de pique-nique ou de voyage. Sur le paquet d'une marque bien connue, il y avait pléthore d'ingrédients dont le fameux phénoxyéthanol.

Par contre dans le paquet des lingettes bio, une dizaine d'ingrédients seulement entraient dans la composition, et aucune trace de phénoxyéthanol. Bref, j'ai jeté le paquet de la marque « inspirée par les bébés », et j'ai gardé le paquet bio.

 

Voici quelques autres ingrédients à éviter dans la mesure du possible :

  • les parabènes ( lien potentiel avec les cancers du sein)

  • les sels d'aluminium (même risque que les parabènes – NB : la pierre d'alun est un aluminium naturel, contrairement aux sels d'aluminium des déodorants  ; aucune étude a été faite sur cette pierre, et pour ma part, je préfère éviter, principe de précaution)

  • les filtres anti-UV (dérèglements hormonaux chez nous et les pauvres poissons qui partagent la même mer que nous et accessoirement que nous mangeons, alors préférez un chapeau, un t-shirt et une sieste à l'ombre de 14h à 16h)

  • les ethers de glycol (Eg) (risque de malformation sur le fœtus)

  • poly-ethylènes glycol (PEG) et polypropylènes glycol (PPG) (émulsifiant issu de gaz utilisés dans les combats...)

  • le butylhydroxytoluène (BHT) et le butylhydroxyanisole (BHA) (cancérigènes)

  • les silicones (base huileuse pas chère, mais qui obstrue la peau, et donc contenue dans une crème,la silicone empêchera les actifs de pénétrer et de passer la barrière cutanée)

  • le sodium lauryl sulfate (SLS) (agent moussant irritant, allergisant, toxique à long terme)

 

En ce qui concerne ce dernier, je me suis fait avoir récemment : en allant dans une parapharmacie, je tombe sur gel douche de 1 litre, à la rose (j'adore), bio (un petit logo pourtant connu), et vraiment pas cher, voire, étrangement pas cher. J'achète !

Arrivée à la maison, le sodium lauryl sulfate faisait parti des ingrédients. C'est l'un des agents moussants les plus irritants (souvent remplacé d'ailleurs par le laurette sulfate pour les produits enfant).

Bref, aujourd'hui où le « bio » devient un argument commercial, mieux vaut aller dans son petit magasin bio où le personnel pourra vous renseigner et vous conseiller.

En espérant que ces petits renseignements vous seront utiles sans toutefois vous pousser à jeter tous vos produits se trouvant dans votre salle de bain.

 

NB : j'attire aussi votre attention sur les eaux florales : un véritable hydrolat ne sera pas une « eau aromatisée » ou une « eau à base de » ect. Le premier ingrédient en langage INCI (les termes incompréhensibles) sera le nom de la fleur suivi de flower water, donc attention aux eaux qui n'ont rien d'un hydrolat vendus en grande surface ou en parapharmacie, mais qui contiennent toutes les sortes de parabènes !

eau