Pour notre deuxième repas sauvage, j'ai décidé de faire un plat cher au coeur de celle qui m'a mis le "pied à l'étrier de la cueillette sauvage", Moutsie, à savoir la célèbre soupe d'ortie.

C'était pas gagné, car dans "soupe d'ortie", il y a "soupe", qui se traduit par "beurrrkkk" chez les moins d'1m50, et "ortie" qui se traduit par "tu es tombée sur la tête ???" chez tous les autres.

Mais comme je suis grisée par l'ivresse des plantes sauvages et qu'en plus je reçois mes beaux parents pour le déjeuner ( comme tout le monde le sait, face à une belle-mère, de surcroît italienne, je n'ai rien à perdre) je tente le tout pour le tout, et je fais un repas 100% SAUVAGE!

En apéro : toast de pain (de la veille, mais chut!) grillé, de chèvre frais salé, poivré et parsemé de jeunes feuilles de pimprenelle (plante aromatique, ayant un petit goût de noix verte et de concombre, riche en vitamine C, ce qui va booster Beau Papa pour la course de trottinette des montagnes)

chevre1

En entrée : Petite salade sucrée-salée, agrémentée de fleurs de moutarde (riche en souffre et vitamine C, goût piquant), groseilles et jeunes feuilles d'achillée millefeuille (aromatique)

salade

Et en plat principal : THE famous Soupe d'ortie

En bonne copine, j'ai laissé le soin de détacher les feuilles des tiges à ma super copine de l'Est (ou du Nord, tout dépend d'où on se place)

ortie

La règle d'or de la soupe d'ortie, c'est de mettre les orties à la toute dernière minute.

En premier lieu, cuire les pommes de terre recouvertes d'eau dans une casserole . Quand elles sont assez cuites pour être mixées, rajouter les feuilles d'ortie et laisser encore une à deux minutes maximum sur le feu. J'ai rajouté également à ce moment-là les fleurs de moutarde pour donner un petit goût piquant. Il suffit ensuite de mixer, verser et parsemer de fleurs de moutarde pour la touche déco  :

soupe d'ortieBon, les avis ont été partagés : les plus de 1m50 ont littéralement adoré et en ont redemandé .

Les moins de 1m50 n'ont pas du tout aimé et certains ont usé de tous les subterfuges pour échapper au "gouttage" obligatoire.... Vous apprécierez l'imagination débordante des loustics pour ne pas ouvrir la bouche :

casque

Heureusement le dessert a ravi tous les convives : une simple tarte aux prunes.

Mais je n'ai pas été assez rapide pour la prendre en photo : tout le monde avait fini son morceau avant que je puisse l'immortaliser!!!

La cueillette sauvage m'a permis d'agrémenter deux repas, de faire connaître de nouvelles saveurs, de nouvelles textures, et surtout, de faire prendre conscience à mes proches que la nature nous apporte ce dont nous avons besoin.

Elle nous soigne, nous nourrie, nous ravie.

Alors, PRÉSERVONS-LA.

 

 

Notre cuiellette nous a également permis de m'adonner à mon dada favori : la cosmétique....